L'option informatique des lycées dans les années 80 et 90

Deuxième partie :
Le développement de l'option. Vers une généralisation

Jacques Baudé
Président d'honneur de l'EPI
 

La première partie « La naissance d'une option » a traité du contexte de la naissance de l'option, de son démarrage expérimental à la rentrée 1981 et de son prolongement, toujours expérimental, à la rentrée 1982 (en première) et à la rentrée 1983 (en terminale). En 1984-1985, cet enseignement optionnel concerne 74 établissements. À la rentrée 1985, l'option informatique est inscrite officiellement dans la liste des options offertes au lycée.

Nous continuons cet historique à la lumière des éditoriaux, documents, informations et témoignages parus dans le Bulletin de l'EPI. Nous renvoyons, celles et ceux qui veulent approfondir le sujet, aux rubriques « Archives de l'EPI », « Historique » et « Enseignement de l'informatique et des TIC ».

 
1. Situation à la rentrée 1985

Les enseignants

   À partir de la rentrée 1985, l'option informatique (OI) sort de sa phase expérimentale et est inscrite officiellement dans la liste des options offertes au lycée. Son enseignement démarre officiellement en seconde.

   Le programme de seconde est en ligne, avec les programmes de première et de terminale [1].

   Une étude particulièrement intéressante, signée Georges-Louis Baron, est publiée dans le numéro 40 du Bulletin de l'EPI « L'option informatique, situation à la rentrée 1985 ». Elle porte sur les effectifs et la répartition des élèves, et sur les enseignants (répartition par discipline) et leur formation [2].

   Le problème de la pénurie des enseignants formés préoccupe l'EPI de façon permanente. Faut-il rappeler que l'association a été fondée, en 1971, par les premiers stagiaires « lourds » ?

   Le MEN refusant depuis le début la création d'un Capes et d'une agrégation, le système fait appel à des enseignants ayant une seconde compétence c'est à dire un diplôme universitaire en informatique ou, le plus souvent, ayant suivi une formation « lourde ». (Celle-ci avait été relancée en 1981 à la suite des conclusions du rapport Paire-Le Corre, essentiellement pour la formation des formateurs [3].)

   L'étude menée par G.-L. Baron montre que les enseignants de mathématique et de physique (52 % et 14 %) sont de loin les plus nombreux, pour environ 15 % de professeurs de Lettres et de Sciences humaines. Cela pèsera lourde dans la suppression de l'option dont nous parlerons plus loin.

   L'EPI ouvre largement son Bulletin aux pratiques et témoignages des enseignants de l'option informatique. Elle ne cessera de le faire pendant toute la durée de cette option. Pour ne prendre qu'un exemple : on trouve dans le Bulletin n° 38 de juin 1985 [4] :

• un compte rendu de l'option informatique au lycée des Flandres d'Hazebrouck au cours des années scolaires 1983-1984 et 1984-1985 avec les progressions adoptées en classe de seconde et en classe de première.

• un article également sur l'OI au lycée Jean Moulin de Lyon où on notera les problèmes liés à l'hétérogénéité mais aussi le souci de pluridisciplinarité :
Les 34 élèves de la Seconde 5 suivent tous l'option « informatique ». Ils ont été sélectionnés sur dossier d'après les consignes de la Direction des Lycées qui recommandait de privilégier l'hétérogénéité. Ce fut chose faite, à tel point que les professeurs sont unanimes à constater la difficulté que présente l'enseignement dans cette classe, par suite des différences extrêmes de comportements et de capacités. (...) L'aspect pluridisciplinaire est renforcé par l'utilisation systématique de l'outil informatique chaque fois que cela est possible par les autres professeurs de cette classe, notamment en Allemand, en Physique, Mathématique et en Français.

   Impossible dans le cadre de ce court historique de témoigner des diverses pratiques. Nous renvoyons aux témoignages accessibles à partir des sommaires des Revues EPI de 1985 à 2000 [5].

   Signalons au passage qu'en octobre 1996, l'EPI publie le numéro 1 de la brochure Matériaux pour l'option informatique [6] et en octobre 1997 le numéro 2 [7] accompagné de cinq disquettes comprenant les fichiers correspondants aux travaux pratiques. Un logiciel gratuit pour la réalisation de documents hypermédias est fourni avec cet ensemble.

   Il faut ajouter qu'un bulletin de liaison édité par la Direction des lycées Options informatiques (13 numéros) puis Informatiques, revue pour l'enseignement de l'informatique, publiée par le CRDP de Poitiers de 1985 à 1991, ont diffusé également l'information dans la communauté de l'OI.

 
Le Comité Scientifique National (CSN)

   Au fil des années le Comité a su entretenir un climat de confiance et de concertation entre ses membres, les « suiveurs » universitaires, les coordinateurs académiques et les enseignants de l'option. Cette pratique démocratique a été très originale au sein d'un système éducatif plus habitué aux pseudo concertations. Il en est résulté un travail collectif important dans un domaine où tout ou presque était à inventer. Ceci a permis au CSN de présenter à l'administration centrale des programmes enseignables et des propositions de formation de nouveaux enseignants.

   Si tout n'était pas parfait, l'opération s'améliorait peu à peu. Le point noir restant la pénurie d'enseignants. Nous savons comment cela s'est terminé. Nous y reviendrons plus loin.

 
2. Deuxième manifeste de l'EPI (1985) et ses suites

   Dans le Bulletin n° 40 de décembre 1985, l'EPI publie son « Manifeste pour un développement pertinent et efficace de l'informatique dans l'enseignement » [8] :

L'informatique est élément culturel pour tous les élèves. Elle appartient à l'environnement quotidien de chacun. Nul ne peut ignorer la manipulation des ordinateurs, leur rôle dans les activités humaines, l'usage des logiciels, leur influence sur les modes de travail et les démarches de pensée. Ce domaine scolaire nouveau est a découvrir progressivement et à consolider par étapes tout au long de la scolarité. Il concerne non seulement l'étude des aspects sociaux de l'informatique mais aussi l'approche technologique et scientifique des systèmes informatiques, de leurs concepts de base, la découverte des méthodes, de la programmation. Ainsi l'informatique en établissant un pont entre la culture générale classique et la culture technique favorise la naissance d'une nouvelle culture.

L'informatique est objet d'enseignement dans les enseignements techniques et supérieurs pour la formation des indispensables spécialistes comme pour celle des professionnels amenés à en faire une utilisation systématique. Pour les autres, son enseignement sous forme d'option contribue à la déségrégation disciplinaire comme à une orientation positive vers les filières techniques et l'informatique des enseignements supérieurs. Telle qu'elle est définie et suivie par le Comité Scientifique National, l'option informatique des lycées peut s'étendre aux LEP et aux collèges.

Ces différents aspects sont complémentaires ; les opposer nuit gravement à la cohérence d'ensemble de l'enseignement.

   Souvent les déclarations de l'EPI ont été volontairement déformées. Cette notion de complémentarité des approches est fondamentale et revient très souvent dans les textes de l'association, informatique-objet et informatique-outil (pour aller vite).

   Par ailleurs, évidemment, le manifeste traitait de la formation des enseignants, des moyens matériels et logiciels, de la recherche pédagogique, mais – bien que tout soit dans tout – ce n'est pas ici le sujet.

   Dans l'éditorial du Bulletin n° 41 (mars 1986) signé du Président Émilien Pélisset [8b] on peut lire : « Ainsi, dans la scolarité obligatoire, que de progrès restent encore à réaliser avant de pouvoir envisager de faire de l'informatique une discipline à part entière, ce qui parait pourtant, à terme, inéluctable ! » Un bel optimisme.

 
3. Le contexte de l'opération Informatique pour Tous (IPT)

   Ce n'est pas ici le lieu pour traiter de l'opération IPT qui a été largement décrite dans « Pour une histoire de l'informatique dans l'enseignement français, premiers jalons » [9]

   Remarquons simplement que dans la brochure Informatique Pour Tous, mise en oeuvre et développement [10], préfacée par le Premier Ministre Laurent Fabius, une quinzaine de lignes seulement sont consacrées à l'OI. La finalité de l'opération IPT étant l'utilisation de logiciels (pédagogiques, professionnels et récréatifs) sur des ordinateurs essentiellement français (dont le fameux nanoréseau) ; utilisation dans le cadre des différentes disciplines et activités, y compris les « ateliers » ouverts au grand public.

   Ce qui n'empêche pas l'OI de poursuivre sa progression, avec ses problèmes.

 
4. L'option en première à la rentrée 1986

   Le numéro du Bulletin n° 42 de juin 1986 est particulièrement important puisqu'il réunit dans sa rubrique « Documents » :

  • Le programme de première de l'option informatique [11].

  • Un retour sur la rentrée précédente : « L'option informatique, situation à la rentrée 85-86 » de Georges-Louis Baron [12].

  • Le sujet de l'épreuve libre d'informatique dans la région parisienne organisée par Jacques Arsac en 1986. Ce sujet comprend deux parties indépendantes : une partie d'analyse (12 points) et de programmation (3 points) et une partie de culture générale (5 points) [13].

 
   En juin 1986, le nouveau ministre de l'Éducation nationale René Monory confirme l'OI et l'épreuve facultative au baccalauréat. Il va même plus loin en annonçant la création d'un corps de professeurs d'informatique du secondaire !

   Ainsi, dans sa conférence de presse du 26 juin, consacrée au « Nouveau plan national informatique », il déclare :

... un véritable enseignement optionnel de l'informatique sera aussi proposé aux élèves, avec débouché sur une épreuve facultative au baccalauréat et création d'un corps de professeurs d'informatique du secondaire.

Cet enseignement devra être distinct pour les élèves des classes à dominante littéraire (où l'on apprendra plus particulièrement la grammaire et la linguistique) et pour les élèves des classes à dominante scientifique (où l'apprentissage de la logique, de la programmation, de l'architecture des machines, sera développé)...
Voir rubrique « Documents » du numéro 43 (septembre 1986) du Bulletin de l'EPI [14].

   L'éditorial de ce même numéro approuve le développement de l'option mais ne peut dissimuler les craintes de l'association concernant la pénurie d'enseignants formés. Il y a loin des discours aux actes [15] :

L'EPI approuve le souci de ne pas enseigner trop tôt l'informatique, de développer l'option dans les lycées et, tout en gardant quelque inquiétude pour l'avenir, apprécie que le Comité Scientifique National ait été maintenu en 1986-87. Comme le Ministre (cf. l'extrait de la conférence de presse du 26 juin), nous sommes de plus en plus nombreux à considérer que le recrutement de professeurs d'informatique est inéluctable mais à long terme car il pose des problèmes difficiles de contenu, de sanction des études, de recrutement... Les disciplines les plus avancées dans l'intégration de l'informatique ne sont-elles pas celles où la pénurie d'enseignants est la plus grave ? Et comment ne pas regretter que l'enseignement de l'informatique devienne différent en sections littéraires et en sections scientifiques ? Un renforcement de la ségrégation des élèves ira à l'encontre de l'évolution visant à faire de l'informatique un instrument de décloisonnement.

   Également en rubrique « Documents » du numéro 43 : l'épreuve d'informatique au bac dans l'académie de Poitiers [16]. L'EPI continuant de publier régulièrement les épreuves dans les académies puis l'épreuve nationale. Nous renvoyons aux sommaires des revues ainsi qu'à l'index des auteurs de la bibliographie de l'EPI, entrée : BAC - Option informatique [17].

 
   L'éditorial du Bulletin n° 45 de novembre 1987, rendant compte d'une nouvelle conférence de presse de René Monory, déclare et s'inquiète : « Positive est la promesse du développement de l'option des lycées comme l'est la nomination d'un chargé de mission. La publication du programme de Terminale, l'organisation d'une épreuve au bac, sont en préparation. Mais où sont les moyens ? Comment accroître sensiblement le nombre des établissements offrant l'option, trouver les enseignants ? » [18]

 
   Comme cela a déjà été fait les années précédentes, un questionnaire a été envoyé à la rentrée 1986 aux établissements enseignant l'option. Le dépouillement de ce questionnaire présenté par Georges Louis Baron, paraît dans le Bulletin n° 46 du juin 1987 [19] :

L'option informatique en lycée a débuté à la rentrée 1981 sous la forme d'une expérimentation nationale concernant 12 lycées. Elle a depuis connu plusieurs développements successifs (aux rentrées 1983, 84, 85, 86), dont le dernier a porté en 1986/87 le nombre de lycées concernés dans l'enseignement public aux environs de 250. Le développement a donc été très rapide, et on peut se demander comment évolue au cours du temps le recrutement des élèves, la composition et la formation des équipes enseignantes...

   Nous renvoyons à la lecture des neuf pages de ce document [19] qui traite en détails des élèves et des professeurs de l'option : évolution des effectifs, répartitions disciplinaires, formations...

 
5. L'option en terminale à la rentrée 1987

   Rappelons que le projet de programme a été publié, avec ceux de seconde et de première, dans le Bulletin de l'EPI n° 46 [20].

   Ce numéro 46 de juin 1987 reproduit également une note de mars 1987 du Ministre aux Recteurs ayant pour objet « le développement de l'enseignement complémentaire d'informatique en second cycle long » [21] :

L'enseignement optionnel complémentaire d'informatique a été introduit réglementairement en classe de seconde à la rentrée de l'année scolaire 1985-1986 et en classe de première à la rentrée 1986-87. Il le sera à la rentrée 1987 en classe de terminale, les textes réglementaires devant être prochainement arrêtés. En pratique, cet enseignement sera donc dispensé à la rentrée 1987 en classe de terminale dans les lycées où il l'est actuellement en classes de seconde et de première, pour les élèves qui l'auront suivi l'année précédente.

Les objectifs généraux de cet enseignement ont été publiés dans l'annexe 1 de l'arrêté du 31 mai 1985 paru au BOEN n° 25 du 20 juin 1985. Il est possible également de se reporter aux brochures éditées par la Direction des Lycées et le CRDP de Poitiers 1 : Enseigner l'informatique (1985) et L'option informatique, réalités et pratiques (1986), ainsi qu'au bulletin de liaison Options informatiques édité de la même façon.

I- Choix des établissements à la rentrée 1987-88

À la rentrée 1987, tous les lycées ne pourront pas offrir cet enseignement. Le choix des lycées où il sera effectivement dispensé relève de votre responsabilité après consultation, sur la base de l'article 3 de l'arrêté mentionné ci-dessus, des partenaires et personnalités cités dans la note de service visée en référence, que vous constituerez en commission du suivi en y associant :

– le ou les responsables universitaires du suivi de l'enseignement ;

– le ou les responsables du centre de formation approfondie à l'informatiques et à ses applications pédagogiques ;

– le ou les professeurs coordonnateurs académiques de cet enseignement.

Cette commission, qui se réunira à votre initiative, examinera chaque année la conformité des situations avec le cahier des charges d'ouverture afin que la régulation éventuellement nécessaire puisse être effectuée.

II – Professeurs chargés de cet enseignement

Je vous rappelle que selon les dispositions de l'arrêté du 31 mai 1985, l'enseignement de l'option informatique peut être assuré par des professeurs de toutes disciplines qui possèdent l'informatique comme seconde compétence et travaillent en équipe.

Pour que l'enseignement puisse être correctement assuré aux différents niveaux, cette équipe doit comprendre au moins deux professeurs la première année, et être portée à 3 au moins à la rentrée suivante. Ces enseignants n'appartiendront pas tous à la même discipline ; ils auront l'expérience des usages possibles de l'informatique dans les diverses disciplines enseignées aux élèves.

Afin de respecter l'esprit de cette option et d'en atteindre les objectifs, les professeurs qui en sont chargés continuent à enseigner leur discipline pour moitié au moins de leur service.

La formation requise des enseignants peut avoir été atteinte après un stage de formation approfondie à l'informatique et à ses applications pédagogiques, ou par l'obtention préalable d'un diplôme universitaire de second cycle en informatique.

Afin de pouvoir tirer le meilleur parti des compétences qui existent dans votre académie, et pour prendre en compte les situations particulières de certains professeurs dont la compétence serait réelle mais non validée de l'une des façons précédentes, vous pourrez faire examiner ces cas particuliers par la commission académique du suivi, l'arrêté du 31 mai 1985 prévoit que dans tous les cas, cette formation doit être entretenue par une formation spécifique complémentaire inscrite au plan Académique de formation.

III – Moyens spécifiques

Pour tenir compte des difficultés et sujétions liées au caractère particulier de l'enseignement complémentaire d'informatique, il est souhaitable qu'un professeur enseignant pour la première fois cette discipline à un niveau donné (seconde, première, terminale) , reçoive une heure de décharge de service effective dans toute la mesure du possible, prélevée sur les moyens de l'Académie.

Pour faciliter le développement de cette option dans de bonnes conditions, la Direction des Lycées et Collèges en a prévu depuis plusieurs années une coordination académique pour laquelle des moyens spécifiques nationaux sont attribués à des professeurs que vous avez désignés.

Le rôle dévolu à ces enseignants est :

– d'animer l'ensemble des professeurs chargés d'enseigner l'option informatique et d'établir entre eux et le responsable universitaire les liens nécessaires,

– d'assurer la liaison avec les instances académiques, notamment de fournir des conseils à l'autorité académique lors de l'ouverture de l'option informatique dans de nouveaux lycées ;

– de participer à la mise en relation des échelons académique et national.

Cette fonction sera reconduite en 87/88 et quelques moyens pourront être attribués aux académies pour ces professeurs coordonnateurs dans le cadre de ceux qui dont accordés pour l'innovation pédagogique. Vous voudrez bien communiquer au bureau DLC 15 pour le 15 juillet les noms des établissements où l'option informatique sera enseignée à la rentrée 1987, ainsi que les classes concernées, et le nom du ou des professeurs à qui vous souhaitez confier cette responsabilité.

La Direction des Lycées et Collèges continuera à assurer l'évaluation de l'enseignement, afin que puissent être apportés, en tant que de besoin, les ajustements nécessaires.

 
   Les choses suivent leur cours. C'est le moment pour le président de l'EPI de rappeler, dans l'éditorial du Bulletin de décembre 87, le sens de l'expression « Informatique pédagogique » due à l'association et largement reprise, souvent détournée de son sens premier :
« Là prend son sens l'expression INFORMATIQUE PÉDAGOGIQUE FRANÇAISE, que l'EPI utilise couramment à partir des années 80, quand toute équivoque entre informatique-moyen et informatique-objet d'enseignement a été levée par la création expérimentale de l'option des lycées que l'association suit de très près... » [22].

 
6. Première épreuve officielle au baccalauréat en juin 1988

   Dans le n° 48 du Bulletin (décembre 1987), est reproduit l'arrêté paru au BOEN n° 36 du 15 octobre 1987 qui officialise l'épreuve d'informatique au baccalauréat [23] :

Article premier. - À l'alinéa 7 de l'article 3 de l'arrêté du 5 décembre 1969 susvisé, la liste des disciplines pouvant faire l'objet d'une épreuve facultative au baccalauréat de l'enseignement du second degré est complétée comme suit : « Informatique ».

Art. 2. - La définition de l'épreuve facultative d'informatique est fixée par note de service du ministre de l'Éducation nationale.

Art. 3. - Les dispositions du présent arrêté entreront en vigueur à compter de la session normale de 1988 de l'examen du baccalauréat.

Art. 4. - Le directeur des Lycées et collèges est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française. »

   Le même numéro du Bulletin reproduit le rapport du CSN après 6 années d'expérimentation de l'OI, « L'existence officielle d'un enseignement optionnel facultatif d'informatique pour les élèves de lycée, comportant une épreuve au baccalauréat, nous paraît avoir valeur de symbole... ». Nous n'en reproduisons que l'introduction et renvoyons pour le reste au site de l'EPI [24] où l'on trouvera également la composition du Comité en 1987 : Jacques Arsac, Georges-Louis Baron, Jacques Baudé, Jean-François Dufourd, Monique Grandbastien, Pierre Muller, Germain Odermatt, Régine Raynaud, Jeanine Rogalski, Martial Vivet.

Bilan de six années d'expérimentation d'un enseignement optionnel d'informatique :
analyse, interrogations et propositions

Rédigé par Monique Grandbastien
Maître de conférences en informatique
Présidente du Comité Scientifique National chargé du suivi et de l'évaluation de l'expérience d'introduction d'une Option Informatique dans l'enseignement général des lycées (second cycle long)

Ce rapport est rédigé au terme de six années d'expérimentation d'un enseignement optionnel d'informatique dans le second cycle long des lycées. Il est le cinquième produit par le Comité Scientifique National chargé, auprès du directeur des lycées, puis du directeur des lycées et collèges, du suivi et de l'évaluation de cette expérience.

Il rend compte de l'activité de ce Comité durant les années scolaires 1985-1986 et 1986-1987, met en évidence les caractères originaux de cet enseignement et les facteurs jugés nécessaires à son bon développement, enfin reprend et complète des interrogations plus générales sur l'informatique dans le système éducatif souvent déjà formulées dans les précédents rapports, mais qui ne semblent pas avoir encore reçu de réponse satisfaisante.

Cette expérimentation a permis de proposer un ensemble complet et cohérent de programmes pour les classes de seconde, première et terminale, aujourd'hui tous publiés au BOEN, d'élaborer des documents pédagogiques reflétant des pratiques riches de la diversité des travaux académiques et de définir les modalités d'une épreuve au baccalauréat.

À l'heure du bilan, il nous semble important d'insister dès cette introduction sur l'essentiel, l'introduction d'une discipline nouvelle et originale dans l'enseignement général des lycées, comme l'une des réponses du système éducatif au formidable défi que l'informatique a lancé à nos sociétés en cette fin de siècle.

L'existence officielle d'un enseignement optionnel facultatif d'informatique pour les élèves de lycée, comportant une épreuve au baccalauréat, nous paraît avoir valeur de symbole, même si beaucoup reste à faire pour l'intégration de l'informatique dans les disciplines obligatoires. C'est un symbole, à la fois à cause de la marque profonde des interrogations et des inquiétudes que l'informatique suscite dans la vie de nos contemporains et aussi à cause du caractère quasi mythique du baccalauréat dans notre système éducatif.

Une page nouvelle vient de s'ajouter au grand livre de l'éducation de ce pays, que tous ceux qui en ont été les artisans, notamment tous les enseignants de ces années expérimentales, en soient ici remerciés.

 
7. Le développement progressif de l'OI et les problèmes à résoudre

   L'éditorial du Bulletin n° 50 de juin 1988, faisant le point sur le « Nouveau plan national informatique » lancé par René Monory 2 ans au paravent, fait état de nos interrogations : « Où en sont les nouvelles orientations (simulation, bases de données...), la généralisation de l'option des lycées, le grand marché français de progiciels éducatifs, la nouvelle pédagogie des usages de l'outil informatique ? Les retards accumulés, le repli sur des secteurs limités traduisent un certain essoufflement. Le désenchantement gagne nombre d'enseignants parmi les plus "impliqués"... » [25].

   Pourtant sur le terrain, les enseignants déploient quantité d'initiatives. Encore deux exemples parmi bien d'autres disponibles en ligne :

  • Informatique et chimie dans le cadre de l'option informatique au lycée, Janine Gauche [26] ;

  • L'option informatique et la télématique, M. Hennart [27] ;

  • L'épreuve au baccalauréat (Bulletin EPI n° 51) : Épreuve optionnelle d'informatique au bac 1988 (sujet métropolitain et sujet de remplacement) et barème de correction [28].

 
   Le numéro 51 du Bulletin EPI publie des extraits du nouveau rapport du CSN : L'option informatique un an après la fin de la phase expérimentale, rédigé par Monique Grandbastien, Présidente du comité, et destiné à Monsieur M. Lucius Directeur des lycées et collèges (sept. 88) [29] Le CSN analyse la première session du baccalauréat qui présentait pour l'institution une grande part d'inconnu, même si des épreuves expérimentales mises en place les années précédentes dans certaines académies avaient permis de définir les modalités d'une épreuve et de travailler sur le type et le niveau des sujets possibles. « ... L'analyse précise des résultats obtenus par les élèves n'est pas achevée, mais les premières données disponibles au mois de juillet nous permettent d'affirmer, d'une part, que l'institution a parfaitement fait face aux 10 000 copies qu'elle avait à noter et, d'autre part, que la coordination et les formations à l'évaluation mises en place en cours d'année ont conduit à des résultats relativement homogènes entre les académies. Nous nous attachons dans ce paragraphe à décrire les modalités de travail mises en oeuvre, à indiquer comment nous suggérons de les reproduire ou de les améliorer et à livrer une première analyse des résultats des élèves. » Le chapitre traite les candidats, des épreuves et tire les leçons de cette première année.

   Le rapport traite longuement de la formation des enseignants et des problèmes posés par l'institutionnalisation de l'option. « L'option informatique peut être un exemple réussi d'introduction d'une discipline nouvelle et d'une organisation originale dans un système fort complexe ; nous avons montré que beaucoup d'obstacles avaient été franchis avec succès ; les prochains nécessitent le concours des responsables institutionnels, nous espérons qu'il ne fera pas défaut. »

   L'EPI, représentée au sein du CSN par son Secrétaire général, confirme ces problèmes et intervient tous azimuts, sur l'option informatique comme sur l'ensemble des dossiers concernant le déploiement de l'informatique dans le système éducatif.

 
   Ainsi, l'éditorial du n° 53 de mars 1989, et le sommaire de ce numéro, donnent une bonne idée de l'ensemble des démarches engagées par le Bureau national de l'EPI, mandaté par l'AG du 22 octobre 1988 qui déplorait l'absence de politique globale en matière d'informatique pédagogique [30].

 
   L'éditorial du n° 54 de juin 1989 fait état des propositions d'action de l'EPI largement diffusées. « Proposition n° 9 - Programmer une généralisation de l'option informatique des lycées (actuellement, 40% des lycées publics) car elle répond à un réel besoin. Assurer son évolution (grâce au Comité Scientifique National – CSN –) vers une meilleure adaptation à l'ensemble des élèves. Un tel type d'enseignement optionnel devrait être généralisé à l'ensemble des formations de niveau 4, lycées professionnels compris. » [31]

   Les responsables de l'EPI rencontrent à plusieurs reprises le Directeur des Lycées et Collèges, André Legrand, qui leur réserve un excellent accueil.

   Une note du Directeur des lycées et collèges datée du 13 mars 1989, rappelle aux recteurs l'importance du CSN et des coordonnateurs académiques [32] :
L'option informatique des lycées, créée par un arrêté de 1985, est un enseignement original, ouvert sur les aspects culturels de l'informatique qui s'adresse aux élèves volontaires de toutes sections. Il a pour la première fois fait l'objet en 1988 d'une épreuve facultative au baccalauréat à laquelle 10 000 candidats se sont inscrits. Les informations disponibles à la Direction des Lycées et Collèges montrent que cette option s'étend et fonctionne de façon globalement satisfaisante, alors que son extension, qui relève de votre autorité, a été particulièrement rapide.
...
Si un tel développement a pu avoir lieu, c'est parce qu'un système de régulation efficace a été mis en place. Il se fonde à la fois sur le niveau académique et sur le niveau national. (...) C'est la raison pour laquelle je vous demande de reconduire cette fonction en 1989/1990. Vous voudrez bien me communiquer pour le 30 juin 1989 le nom de la ou des personnes que vous avez chargées de cette tâche. La Direction des Lycées et Collèges continuera pour sa part, en liaison avec le Comité Scientifique National, à poursuivre la coordination nationale et à assurer une observation des contenus, du déroulement et des résultats de cet enseignement, afin que des ajustements puissent, en tant que de besoin, être apportés.

 
   Le n° 55 du Bulletin de l'EPI reproduit une nouvelle note de la DLC aux recteurs, et à la Division des examens et concours, précisant les modalités de l'épreuve facultative d'informatique au baccalauréat [33] :

Correction de l'épreuve d'informatique session 1989.
Instructions relatives à l'élaboration des sujets de l'épreuve d'informatique pour la session 1990.
...
Par ailleurs, je vous rappelle, conformément à la lettre DLC 3 n° 1910 du 7 novembre 1988, qu'en 1990 les sujets de la partie 1 porteront exclusivement sur les thèmes suivants :
- aspects juridiques et éthiques de l'informatique,
- les métiers et les qualifications de l'informatique,
- histoire et évolution de l'informatique,
- applications de l'informatique à l'enseignement.

 
   Le Bulletin n° 55 publie l'épreuve optionnelle de l'OI au baccalauréat 1989 (sujet Métropolitain) avec une proposition de barème [34].

 
8. Le développement d'une communauté scientifique

Le Premier Colloque francophone sur la didactique de l'informatique.

   Du 1 au 3 septembre 1988 s'est tenu à Paris un colloque placé sous le haut patronage du Ministre de l'Education nationale, présidé par Jacques Arsac et bénéficiant du soutien scientifique de l'AFIT (Association Française d'Informatique Théorique) et de l'EPI.

   Ce colloque a traité d'un certain nombre de problèmes posés par l'enseignement de l'informatique dans l'enseignement secondaire. Au terme de ces journées, qui attestaient de l'existence d'une communauté scientifique visant à la constitution d'une didactique de l'informatique, Claude Pair, représentant le ministre, a souligné l'importance de « l'osmose » entre enseignants du second degré et enseignants du supérieur. L'ensemble des interventions est en ligne [35].

   Ce colloque sera suivi de la création de l'AFDI (Association Francophone de Didactique de l'Informatique) [36] et de 4 autres colloques :

CeFIS - AFDI (1991). Actes du deuxième colloque francophone sur la didactique de l'informatique, Namur les 30, 31 août et 1er septembre 1990, Presses Universitaires de Namur, 321 pages.

EPI - AFDI - IUKB (1993). Actes de la troisième rencontre francophone de didactique de l'informatique, Sion du 6 au 11 juillet 1992, EPI, 232 pages [37].

AFDI - AQUOPS (1994). Actes de la quatrième rencontre francophone de didactique de l'informatique, Québec, les 6, 7, 8 avril 1994, diffusé sur cédérom par l'AQUOPS.

INBMI - AFDI (1996). Les actes de la cinquième rencontre francophone de didactique de l'informatique, 10, 11, 12 avril 1996, Monastir, imprimerie officielle de la république tunisienne, Tunis, 510 pages.

 
9. Le rapport « Grandbastien »

   Nous l'évoquons ici car il a fait date et permet de replacer l'OI et ses problèmes dans leur contexte beaucoup plus général. L'EPI, largement consultée, partage l'essentiel des conclusions de ce rapport.

   Ce rapport intitulé Les nouvelles technologies dans l'enseignement général et technique rédigé par Monique Grandbastien, alors professeur d'informatique à l'Université Nancy I,. a été fait à la demande du secrétaire d'État chargé de l'enseignement technique. Il a été remis au secrétaire d'État, Robert Chapuis, et au ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Lionel Jospin, en septembre 1989. Il est paru à la Documentation française en février 1990. L'EPI en a publié de larges extraits dans son Bulletin n° 56 de décembre 1989 [38].

   Nous reproduisons ci-dessous le passage (p. 44 à 46) concernant l'option informatique des lycées.

Créée en septembre 1981 à titre expérimental dans douze lycées, étendue peu à peu, « généralisée » en septembre 1985 à tous les établissements qui remplissaient les conditions d'ouverture, cette option est actuellement offerte dans environ 450 lycées publics, soit 40 % du total. C'est un enseignement à caractère général, qui n'est pas orienté vers un type particulier d'application ou de profession et s'adresse dans ses objectifs aux élèves de toutes sections. Il veut apporter aux élèves des connaissances techniques sur l'informatique, des méthodes de travail à replacer dans un cadre plus général de processus de résolution de problèmes et une conscience des enjeux économiques sociaux et culturels de l'informatique.

À partir de ces objectifs très larges, des contenus d'enseignement ont été élaborés, expérimentés, amendés puis sont devenus les programmes officiels. Toutes les pratiques pédagogiques étaient à construire puisqu'on ne bénéficiait pas d'expérience d'enseignement de l'informatique à des fins de culture générale scientifique avec des élèves de ce niveau. Elles ont été le fruit d'une forte collaboration entre des universitaires qui ont formé les enseignants et ces mêmes enseignants, la marque des premiers, importante au début, s'estompant au fur et à mesure que la créativité pédagogique des équipes second degré s'exprimait. Une place a notamment été faite aux principaux progiciels, à quelques outils de l'intelligence artificielle, la pédagogie du projet a été largement développée et des documents pédagogiques élaborés et diffusés chaque année.

C'est de ce point de vue un exemple réussi de réponse à une forte demande sociale d'enseignement relatif aux technologies nouvelles et de travail collectif sur la création de contenus et de démarches pédagogiques adaptées. L'option bénéficie d'un dispositif de régulation au plan académique et au plan ; national. Une animation existe dans chaque académie, des orientations et suggestions de thèmes de travail ont été données chaque année, des rencontres nationales annuelles ont permis d'en faire le bilan et de dégager les nouveaux besoins. L'option est pilotée par un Comité Scientifique National placé auprès du directeur des lycées et collèges (CSN), un chargé de mission a été nommé auprès de l'Inspection générale.

Un regret de ses initiateurs est de la voir la plupart du temps réservée aux élèves de première S (75 % des effectifs) et de terminale C alors qu'elle était conçue comme une composante nouvelle de la culture scientifique de tous les lycéens et comme contribution à une orientation positive vers des métiers faisant appel à l'informatique. Une des causes de cette dérive réside dans la complexité du système des options en lycée, et dans leur statut différent selon les sections. Une autre cause plus récente vient renforcer cette tendance ; l'introduction d'un programme d'informatique dans les classes préparatoires scientifiques et commerciales aux grandes écoles donne aux élèves qui se destinent à ces classes, c'est-à-dire les meilleurs des lycées, l'illusion qu'ils auront une avance en faisant l'option.

L'option n'a pas de corps d'enseignants propre, les textes prévoient qu'elle est assurée par des professeurs de toutes disciplines ayant l'informatique comme seconde compétence. Cette compétence peut être acquise par un stage de formation continue d'un an organisé par l'Éducation nationale ou dans une formation universitaire de second cycle. C'est une originalité qui a permis la constitution d'équipes pluridisciplinaires et un démarrage rapide puisque des enseignants avaient entre les années 1971 et 1976 reçu une formation de ce type qu'il suffisait de compléter ; en phase de généralisation, la formation continue ne peut fournir les enseignants nécessaires et aucune procédure de formation initiale n'est venue prendre le relais ; aucune procédure de qualification ne reconnaît la compétence des maîtres ; il y a là une situation anormale qu'il faut régulariser de façon urgente.

L'option informatique devra évoluer avec les objectifs et contenus d'enseignement assignés aux lycées, avec la discipline informatique elle-même à laquelle elle veut initier les élèves, et aussi pour tenir compte de la culture informatique acquise au collège dans les leçons de technologie.

 
   L'EPI poursuit la publication des épreuves optionnelles d'informatique au baccalauréat [39].

 
   En avril 1990, le CSN publie son nouveau rapport d'étape destiné à Monsieur Legrand, Directeur des Lycées et Collèges : « En 1989/90, l'option informatique est dans sa dixième année de fonctionnement, si on prend en compte la période expérimentale qui a duré de 1981/82 à 1984/85. En dix années, le développement a été considérable, puisque l'on est passé de 12 lycées et 700 élèves à environ 550 lycées et 50 000 élèves dans le secteur public. Depuis juin 1988, une épreuve optionnelle d'informatique est organisée au baccalauréat, consacrant ainsi l'existence institutionnelle de l'enseignement. Elle a concerné en 1989 environ 12 500 candidats. » Il y traite de la situation de l'option informatique en 1989-1990, des problèmes et orientations et fait des recommandations [40].

 
   Bulletin de l'EPI n° 58 (juin 1990) : Composition du Conseil National des Programmes présidé par Didier Dacunha-Castelle [41].

   En octobre 1990, l'Assemblée Générale de l'EPI, réunie à Paris, approuve à l'unanimité la déclaration « Pour le développement de l'informatique pédagogique dans le système éducatif » [42]. À propos de l'OI, elle rappelle son attachement à un enseignement optionnel dont elle propose une diversification :

L'EPI contribue, par sa présence au sein du Comité Scientifique National, au développement et à l'évolution de l'option informatique des lycées répondant à une demande plus spécifique.

Pour compenser une certaine dérive élitiste de cette option, qui ne tient pas forcément à la matière elle-même, l'association est favorable à une diversification de cet enseignement (possibilité de différents modules), ainsi qu'à un contrôle en cours de formation.

Rappelons que, dans l'enseignement général, une discipline informatique obligatoire n'est pas souhaitable sur l'ensemble du cursus, pas plus qu'il n'est souhaitable de rattacher l'informatique aux mathématiques.

À suivre...
Troisième partie : Suppression, rétablissement et nouvelle suppression de l'option. Une politique en dents de scie
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Novembre 2010

Jacques Baudé

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Références bibliographiques

[1] Option informatique, « Introduction d'un enseignement optionnel complémentaire d'informatique en classes de seconde, première et terminales des lycées », Bulletin de l'EPI n° 46, de juin 1987, rubrique Documents, p. 32-42.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b46p032.pdf

[2] Georges-Louis Baron. « L'option informatique situation à la rentrée 85 », Options informatiques de mars 1986, éd. Direction des lycées-CNDP-CRDP de Poitiers.
Repris dans le Bulletin de l'EPI n° 42 de juin 1986, p. 41-45.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b42p041.pdf

[3] Ibid. note [20] de la première partie.
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h10oi_jb1.htm#Note18ter

[4] Bulletin de l'EPI n° 38 de juin 1985. http://www.epi.asso.fr/revue/38som.htm
- Yves Martin. « L'option informatique au lycée des Flandres d'Hazebrouck », p. 31-36.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b38p031.pdf
- Anne-Marie Bourgeade. « L'option informatique au lycée Jean Moulin (Lyon) », p. 37-39.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b38p037.pdf

[5] Les sommaires des Revues EPI de 1985 à 2000.
http://www.epi.asso.fr/revue/som.htm

[6] Collectif EPI, Matériaux pour l'option informatique N° 1, octobre 1996, dossier EPI, 230 pages 21×29,7 broché avec deux disquettes.
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h96oi_site-epi/epibroi.htm

[7] Collectif EPI, Matériaux pour l'option informatique N° 2, octobre 1997, dossier EPI, 250 pages 21×29,7 broché avec cinq disquettes.
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h96oi_site-epi/epimtoi2.htm

[8] Manifeste de l'Association Enseignement Public et Informatique, « Pour un développement pertinent et efficace de l'informatique dans l'enseignement », Bulletin de l'EPI n° 40 de décembre 1985, p. 3-7.
http://www.epi.asso.fr/revue/40/b40p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b40p003.pdf

[8b] Émilien Pélisset, « Éditorial » du Bulletin de l'EPI n° 41 de mars 1986, p. 3-4.
http://www.epi.asso.fr/revue/41/b41p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b41p003.pdf

[9] Émilien Pélisset, « Pour une histoire de l'informatique dans l'enseignement français - Premiers jalons », Système éducatif et révolution informatique, Collection Recherches, Les cahiers de la FEN, 1985, 192 pages.
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h85ep.htm

[10] L'informatique pour tous, 1985, Premier Ministre et MEN, CNDP, 144 pages.
Préface de Laurent Fabius, Premier Ministre, et quelques extraits :
http://www.epi.asso.fr/revue/histo/h85ipt.htm

[11] « Option informatique des lycées. Programme de première », Bulletin de l'EPI n° 42, juin 1986, rubrique Documents, p. 27-31.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b42p027.pdf

[12] Georges-Louis Baron, « L'option informatique, situation à la rentrée 85 », Options informatiques de mars 1986, Direction des lycées-CNDP-CRDP de Poitiers.
Repris dans le Bulletin de l'EPI n° 42, juin 1986, rubrique Documents, p. 41-45.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b42p041.pdf

[13] « Option informatique en terminale des lycées de la région parisienne. Épreuve libre 1986 », Texte de l'épreuve libre organisée dans la région parisienne par le Professeur J. Arsac, Bulletin de l'EPI n° 42, juin 1986, rubrique Documents, p. 46-47.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b42p046.pdf

[14] Conférence de presse de M. Monory. Le 26 juin 1986 (extraits du document remis à la presse), Bulletin de l'EPI n° 43, septembre 1986, rubrique Documents, p. 21-43.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b43p021.pdf

[15] Émilien Pélisset, « Éditorial », Bulletin de l'EPI n° 43, septembre 1986, p. 3-5.
http://www.epi.asso.fr/revue/43/b43p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b43p003.pdf

[16] Académie de Poitiers, « Épreuve libre d'informatique pour les élèves de classes terminales », Bulletin de l'EPI n° 43, septembre 1986, rubrique Documents, p. 36-37.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b43p036.pdf

[17] Bibliographie complète des articles et documents publiés dans le Bulletin, puis la Revue, de l'EPI de 1985 à 2001, index des auteurs, annexe BAC - Option informatique :
http://www.epi.asso.fr/biblio/epi_auteurs_annexe.htm#BAC

[18] Émilien Pélisset, « Éditorial », Bulletin de l'EPI n° 45 de mars 1987, p. 3-4.
http://www.epi.asso.fr/revue/45/b45p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b45p003.pdf

[19] Georges-Louis Baron, « L'option informatique à la rentrée 1986 », Options informatiques n° 12 de mars 1987, édité par la Direction des Lycées et le CRDP de Poitiers.
Repris dans le Bulletin de l'EPI n° 46 de juin 1987, rubrique Documents, p. 52-59.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b46p052.pdf

[20] Option informatique, « Introduction d'un enseignement optionnel complémentaire d'informatique en classes de seconde, première et terminales des lycées », Bulletin de l'EPI n° 46, de juin 1987, rubrique Documents, p. 32-48.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b46p032.pdf
   - « Programme de seconde », p. 34-37 ;
   - « Programme de première », p. 38-43 ;
   - « Projet de programme de terminale », p. 44-48.

[21] Note DL3 n° 523 DM/AN du 3 mars 1986, « Développement de l'enseignement complémentaire d'informatique en second cycle long », Bulletin de l'EPI n° 46, juin 1987, rubrique Documents, p. 49-51.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b46p049.pdf

[22] Émilien Pélisset, « informatique pédagogique », éditorial du Bulletin de l'EPI n° 48 de décembre 1987, p. 3-4.
http://www.epi.asso.fr/revue/48/b48p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b48p003.pdf

[23] « Modification de l'arrêté du 5 décembre 1969 modifié relatif aux épreuves du baccalauréat de l'enseignement du second degré » suivi de « Définition de l'épreuve facultative d'informatique au baccalauréat de l'enseignement du second degré toutes séries et au baccalauréat technologique séries G », Bulletin de l'EPI n° 46, juin 1987, rubrique Documents, p. 59-62.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b48p059.pdf

[24] Monique Grandbastien, « Bilan de six années d'expérimentation d'un enseignement optionnel d'informatique : analyse, interrogations et propositions », Bulletin de l'EPI n° 46, juin 1987, rubrique Documents, p. 63-79.
http://www.epi.asso.fr/revue/48/b48p063.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b48p063.pdf

[25] Jacques Baudé, Émilien Pélisset, « le point sur le Nouveau plan national informatique », éditorial du Bulletin de l'EPI n° 50, juin 1988, p. 3-5.
http://www.epi.asso.fr/revue/50/b50p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b50p003.pdf
MEN, M. Lucius, « Enseignement complémentaire d'informatique en lycées », BOEN n° 14 du 01/04/1988, rubrique Documents, Bulletin de l'EPI n° 50, juin 1988, p. 32.
http://www.epi.asso.fr/revue/50/b50p032.htm

[26] Janine Gauche, « Informatique et chimie dans le cadre de l'option informatique au lycée »,
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b50p063.pdf

[27] M. Hennart, « L'option informatique et la télématique », Bulletin de l'EPI n° 50, juin 1988, p. 83-94.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b50p083.pdf

[28] « Épreuve optionnelle d'informatique au bac 88 (sujet métropolitain et sujet de remplacement) et barème de correction », Bulletin de l'EPI n° 51, septembre 1988, rubrique Documents, p. 63-71.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b51p063.pdf

[29] Monique Grandbastien, « L'option informatique un an après la fin de la phase expérimentale (extraits) », Bulletin de l'EPI n° 51, septembre 1988, rubrique Documents, p. 73-82.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b51p073.pdf

[30] Jacques Baudé, « Éditorial » du Bulletin de l'EPI n° 53, mars 1989, p. 3-5.
http://www.epi.asso.fr/revue/53/b53p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b53p003.pdf

[31] Roland Ramis, Jacques Baudé, « Éditorial » du Bulletin de l'EPI n° 54, juin 1989, p. 3-6.
http://www.epi.asso.fr/revue/54/b54p003.htm
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b54p003.pdf

[32] André Legrand, Directeur des lycées et collèges, « Option informatique en lycée », note de service n° 88-084 du 1/04/88, Bulletin de l'EPI n° 54, juin 1989, rubrique Documents, p. 41-42.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b54p041.pdf

[33] Note DLC3/DLC15 n° 741 du 9 mai 1989, « Épreuve facultative d'informatique », Bulletin de l'EPI n° 55, septembre 1989, rubrique Documents, p. 86-87.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b55p086.pdf

[34] « Épreuve optionnelle d'informatique au baccalauréat 1989 » (sujet métropolitain), Bulletin de l'EPI n° 55, septembre 1989, rubrique Documents, p. 88-90.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b55p088.pdf

[35] Georges-Louis Baron, Jacques Baudé, Philippe Cornu (dir), Colloque francophone sur la didactique de l'informatique, Actes du colloque francophone qui s'est tenu à Paris les 1, 2 et 3 septembre 1988, Association Enseignement Public et Informatique (EPI), 312 pages.
http://www.epi.asso.fr/association/dossiers/d07som.htm

[36] Présentation de l'AFDI.
http://www.epi.asso.fr/association/dossiers/epi-afdi.htm

[37] Georges-Louis Baron, Jacques Baudé, Alain Bron, Philippe Cornu, Charles Duchâteau (dir), Actes de la troisième rencontre francophone de didactique, Sion, du 6 au 11 juillet 1992, EPI - AFDI - IUKB, 232 pages.
http://www.epi.asso.fr/association/dossiers/d14som.htm

[38] Monique Grandbastien, Les nouvelles technologies dans l'enseignement général et technique, Rapport au Secrétaire d'État chargé de l'Enseignement Technique, La Documentation française, Collection des rapports officiels, février 1990, 260 pages.
De larges extraits sont publiés par l'EPI dans son Bulletin n° 56 de décembre 1989, p. 55-76.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b56p055.pdf
et concernant uniquement la première partie
http://www.epi.asso.fr/revue/56/b56p055.htm

[39] « Épreuve optionnelle d'informatique au baccalauréat (Polynésie 1989 et Réunion 1989) », Bulletin de l'EPI n° 56 de décembre 1989, p. 39-43.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b56p039.pdf

[40] Comité Scientifique National, « Rapport d'étape destiné à Monsieur Legrand, Directeur des Lycées et Collèges - avril 1990 », Bulletin de l'EPI n° 59 de septembre 1990, rubrique Documents, p. 55-61.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b59p055.pdf

[41] « Composition du Conseil National des Programmes », Bulletin de l'EPI n° 58 de juin 1990, rubrique Documents, p. 52-56.
http://www.epi.asso.fr/fic_pdf/b58p052.pdf

[42] EPI, « Pour le développement de l'informatique pédagogique dans le système éducatif », Bulletin de l'EPI n° 58 de juin 1990, p. 41-52.
http://www.epi.asso.fr/revue/60/b60p041.htm

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